Kolofata: Un incendie fait deux morts

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Kolofata

Deux morts au camp de déplacés de Kerawa

Un incendie a complètement rasé les concessions faites en matériaux provisoires dans la journée du 27 avril dernier.

Par Jacques Kaldaoussa

Dans la journée du 27 avril dernier, un feu d’origine inconnue s’est déclenché dans le camp de déplacés internes de Bakarissé à Kerawa, une agglomération frontalière avec le Nigeria et située dans l’arrondissement de Kolofata, département du Mayo-Sava. Selon des  témoins, en quelques minutes, le camp situé au quartier Bakarissé s’est transformé en un immense brasier consumant la cinquantaine de concessions faites en tige et en paille et tous leurs contenus. Les efforts des populations pour venir à bout des flammes se sont avérés vains à cause du vent et de la canicule qui aggravaient l’ampleur de l’incendie. Le bilan fait état de deux enfants âgés de 4 et 5 ans tués dans le brasier. L’on déplore aussi d’énormes pertes matérielles. « Les flammes ont été sans pitié pour nos maisons parce que la majorité des gens étaient partis travailler dans les champs d’oignons. Ce qui fait que le feu s’est propagé facilement et rapidement dans le camp. On voyait nos affaires partir en fumée sous nos yeux. On manquait de l’eau pour verser sur les flammes et on a perdu deux petits enfants. On ne sait plus où aller parce qu’on vient de la frontière, fuyant les exactions de Boko Haram », se lamente Boukar Oumaté, un sinistré. Actuellement, c’est à la belle étoile et sans moyens de subsistance que les sinistrés dorment. « Vivement que les pouvoirs publics et la commune nous viennent en aide, nous qui n’avons pas de famille d’accueil ailleurs », propose Habiba, une dame. Certains sinistrés ont convergé vers Kolofata centre tandis que d’autres squattent à l’école publique de Kerawa.

Le camp de fortune des déplacés internes de Kerawa abrite près de 300 personnes qui s’y sont spontanément installées depuis les premières incursions de Boko Haram dans les villages frontaliers. Ce sont des Camerounais et Nigérians en provenance des villages situés de part et d’autre de la rivière qui fait office de frontière. Ils y vivent sans assistance humanitaire comme les autres personnes déplacées internes recasées sur d’autres sites comme Mozogo et Zamai dans le Mayo-Tsanaga.

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