Droits de l’enfant : La feuille de route de Djaïli Amal

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Droits de l’enfant
Djaïli Amadou Amal pour porter le plaidoyer
Nommée ambassadrice de l’Unicef, elle va par ailleurs sensibiliser sur le mariage forcé de la jeune fille.
Par Josiane Afom

Le Fonds des Nations-Unies pour l’enfance (Unicef) a une nouvelle ambassadrice. Présentée à la presse le 05 mars 2021, l’écrivaine camerounaise, Djaïli Amadou Amal, va accompagner l’Unicef dans l’élaboration des stratégies pour le respect des droits des enfants. D’après le représentant résident de l’Unicef au Cameroun, Jacques Boyer, elle va s’engager auprès des enfants, des parents, de la communauté et des autorités politiques pour promouvoir les droits des enfants camerounais et des réfugiés.
De manière précise, la nouvelle ambassadrice de l’Unicef va mener des plaidoyers auprès du gouvernement sur les problèmes auxquels sont confrontés tous les enfants qui vivent sur le sol camerounais en général et en particulier, les filles et les jeunes filles ; prendre part à la sensibilisation et collaborer autour de la mobilisation des fonds pour le respect des droits des enfants. Ainsi, dans les semaines à venir, elle se déploiera sur le terrain dans différentes régions du Cameroun, question de toucher la réalité du doigt et de mener un certain nombre d’activités.

L’ambassadrice

Tout en rassurant Jacques Boyer de son entière disponibilité, Djaïli Amadou Amal s’est engagée à être la voix qui va faire évoluer pour le mieux, la condition de l’enfant au Cameroun ; promouvoir l’éducation des enfants en les maintenant le plus possible à l’école ; faire respecter les textes sur les droits des enfants ; lutter contre les mariages forcés et précoces des jeunes filles ; mener des plaidoyers auprès des autorités et écrire davantage pour dénoncer les abus faits aux filles, aux jeunes filles et aux enfants.
En effet, le choix par L’Unicef de Djaïli Amadou Amal, qui a plusieurs distinctions internationales dont le prix Goncourt des lycéens 2020, prix le plus important de la littérature, ne s’est pas opéré du fait du hasard. Car ; victime de mariage précoce pour être envoyée en mariage à l’âge de 17 ans, elle a subi toute sortes de violences avant de s’engager à être désormais, une voix pour les sans voix. Un engagement qui se matérialise non seulement par l’écriture, mais aussi par la création en 2012, de l’Association femmes du sahel. L’objectif de cette association est de scolariser les filles et les éduquer pour devenir des adultes responsables.

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