Meurtre au Lycée de Pk 21: L’ambiance après le drame

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Meurtre au Lycée de Pk 21

Le jour après le drame

Au cours du rassemblement hier lundi, les élèves ont reçu des conseils du sous-préfet et du proviseur.

Par Blaise Djouokep

72 heures après l’incident qui a coûté la vie à Franck Teutsop  Tsetago, le calme est revenu au Lycée de PK 21. Il est 7h, lundi, 15 mars. Les élèves arrivent au compte goutte. Lorsque retentit la sirène quelques minutes plus tard, les apprenants se ruent vers la cour de récréation pour le traditionnel rassemblement. Pour la circonstance, le rassemblement est consacré à l’incident qui a conduit au drame qui s’est noué dans cet établissement scolaire vendredi dernier aux environs de 10h. En plus des responsables de l’établissement, le sous-préfet de l’arrondissement de Douala 3e est également présent.

Au cours de cette rencontre, Mme le proviseur a attiré l’attention des élèves sur les jeux et blagues qu’ils se font les uns aux autres. La responsable de cet établissement d’enseignement secondaire général a demandé aux apprenants de cesser tous les jeux dangereux, toutes les blagues qui peuvent conduire à l’énervement de leurs camarades. « Évitez de jouer n’importe comment. Vous voyez ce que les blagues ont entrainé », martèle sans cesse la responsable de l’établissement qui emboitait le pas au sous-préfet. L’autorité administrative a proscrit l’usage de tout objet, quel qu’il soit, lors des jeux, des blagues ou en réponse à une mauvaise plaisanterie ou une taquinerie. L’échange avec les élèves va durer une vingtaine de minutes, avant qu’ils ne soient autorisés à regagner leurs salles de classe respectives.

Rassemblement 

Sur les circonstances de l’incident qui a conduit au décès de l’un de ses élèves, le proviseur ne dira pas le moindre mot. « Je ne suis pas autorisée à vous dire quoi que ce soit. Je n’ai pas reçu la permission de ma hiérarchie. Je ne peux rien vous dire. Et nous ne voulons pas que cette affaire soit médiatisée », lance-t-elle en guise de réponse. Cependant, Judicaelle Tsague, l’élève de 13 ans par qui le drame est arrivé, a été interpellée et placée depuis lors en garde à vue à la Direction régionale de la Police judiciaire, qui a ouvert une enquête sur cet accident. Au domicile familial de cette dernière, hier, lundi 15 mars, les parents sont absents. D’après le seul membre de la famille présent (une tante), « ils ont été convoqué au commissariat», dira-t-elle, sans plus d’information.

Vendredi 12 mars, Welissane Tsague, 13 ans, a mortellement poignardé à la poitrine son camarade de classe Franck Teutsop  Tsetago âgé de 14 ans. D’après diverses sources, le garçon plaisantait avec la fille qui était plutôt préoccupée par son devoir de couture. Mécontente, après lui avoir demandé en vain d’interrompre la plaisanterie, elle s’est servie d’une paire de ciseaux, pourtant interdits dans l’enceinte de l’établissement, pour éloigner son camarade de classe et voisin au quartier. Les ciseaux vont transpercer sa poitrine et Franck Teutsop  Tsetago, décédera quelques temps après.

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