Crise anglophone:La journaliste Fame Bunyui Ayiseh traumatisée après son kidnapping

0
1081

Buea

Une journaliste enlevée, puis libérée après 24h

Fame Bunyui Ayiseh est encore traumatisée après ce rapt.

Par Blaise Djouokep

Après 24 en captivité, Fame Bunyui Ayiseh respire enfin l’air de la liberté. Apeurée, traumatisée par l’enlèvement et les menaces dont elle a fait l’objet, la journaliste de la Cameroon Radio Television (CRTV) en service à la station régionale du Sud-Ouest à Buea a pu retrouver les siens dans la nuit de dimanche, 14 mars au lundi, 15 mars. Avant de retrouver son domicile, la journaliste a été admise dans un hôpital de la capitale régionale du Sud-Ouest où elle a été mise en observation et auscultée. « Fame Bunyui Ayiseh ne peut pas parler pour le moment. Elle est encore traumatisée par son enlèvement. C’est une épreuve extrêmement difficile pour elle et elle a besoin de repos », explique la présidente du syndicat national des journalistes du Cameroun, pour la région du Sud-Ouest, Inès Danielle Ondoa.

La nouvelle de son enlèvement est tombée dans l’après-midi du samedi 13 mars dernier. D’après les confrères de cette région, la consœur a été enlevée par des individus armés non identifiés au quartier Muea dans l’arrondissement de Buea devant son domicile alors qu’elle revenait de son lieu de service. Les mêmes sources font état de ce que ses ravisseurs ont joint la famille de la victime pour demander une rançon de 10 millions Fcfa faute de quoi la journaliste sera assassinée.

Pour joindre la parole à l’acte et contraindre la famille de donner l’argent demandé, les ravisseurs ont publié sur les réseaux sociaux une vidéo. Dans cet enregistrement, on peut voir la journaliste, en position assise, le visage couvert, les mains attachées dans le dos, les pieds allongés, attachés, en larme et apeurée, supplier sa famille d’effectuer le paiement de la rançon. Devant elle, les hommes, couteaux et machettes en main, menacent de la tuer si sa famille refuse d’obtempérer.

En plus du Snjc et le Camasej, les journalistes dans leur ensemble ont dénoncé cet enlèvement et exigé la libération de leur consœur. Surtout que ce n’est pas la première fois qu’un homme de média est enlevé dans cette partie du Cameroun depuis le début de la crise qui secoue la région du Sud-Ouest.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici